
Editrice, enseignante, et curatrice, basée à Bruxelles, Tiphanie Blanc est coordinatrice de laFAP depuis 2022. En parallèle elle milite depuis 2017 au sein du collectif Wages For Wages Against, pour lequel elle organise des séminaires et tables-rondes sur le sujet de la précarité du travail artistique à travers l’Europe, écrit et co-édite les publications au sein de sa maison d’édition L’Amazone. Enseignante pendant près de dix ans à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, elle a organisé de nombreux projets en institution en tant que curatrice (CNEAI, Châtou; Centre d’Art Contemporain, Genève ; Centre Pompidou, Paris ; CAPC, Bordeaux..) et géré des lieux associatifs comme l’espace d’Art Contemporain Forde à Genève entre 2010 et 2012, et la librairie La Dispersion, qu’elle a co-fondée à Genève en 2016.

Diane Fleury (°1990) est graphiste, historienne de l’art et actrice culturelle. Convaincue de la nécessité de l’art et du collectif pour rendre les vies meilleures, elle s’est investie au fil des années dans plusieurs associations culturelles et militantes en Suisse – au comité de la Kunsthalle Friart Fribourg, avec le collectif Les Altruistes, la Grève féministe ou encore au sein du comité de campagne pour un Revenu de base inconditionnel. De 2020 à 2024, elle a été responsable de la communication et de la médiation du Belluard Bollwerk, festival d’arts vivants fribourgeois à la programmation internationale et engagée. Depuis 2023, elle encadre des travaux d’étudiant·es et enseigne ponctuellement dans le cadre du Bachelor en communication visuelle ainsi que du Master Design à la HKB – Haute école des arts de Berne. Basée à Bruxelles depuis fin 2024, elle est heureuse d’allier ses forces à celles de l’équipe de LaFAP pour montrer à quel point la créativité est essentielle et revendiquer des existences dignes pour toustes.
Deux devises qui l’accompagnent en ce moment :
Apprendre à faire face à ses peurs est une manière d’embrasser l’amour (bell hooks) ; Rien ne me sépare de la merde qui m’entoure (Virginie Despentes).

Alexis Deconinck est artiste visuel. Il est né à Roubaix (France) en 1987. Ses œuvres questionnent l’architecture, l’urbanité et la place de l’humain dans la fabrique de la ville. Il produit des installations et des sculptures monumentales qui font appel à l’artisanat, le design, l’architecture, la performance, la peinture et la sculpture. Au centre de ses préoccupations se trouve l’engagement de son corps dans la création d’objets signifiants et la maîtrise de leurs production. La main et l’esprit sont indissociables dans sa pratique.
Diplômé d’architecture de l’ENSAPL (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille) en 2012, il est actuellement résident des ateliers KultXL (Ixelles). Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Belgique et en France. Sa pratique touchant à la fabrique de la ville il a fait de très nombreux projets dans l’espace public.

Axel Korban (°1989) est un artiste 3D issu de la photographie documentaire et de l’art de l’installation. Son travail se concentre sur la reconstruction numérique d’environnements scénographiques et architecturaux, souvent en relation avec les droits de l’homme et les contextes juridiques, à travers la narration spatiale. Titulaire d’un BFA en photographie documentaire et d’un MFA en art de l’installation, il combine dans sa pratique de solides méthodes de travail sur le terrain, la recherche et une approche technique et orientée vers la résolution de problèmes pour visualiser des espaces controversés. Il développe actuellement son travail dans des contextes artistiques axés sur la recherche, explorant comment les environnements numériques peuvent servir d’outils critiques pour les témoignages et les souvenirs.

Camille Lemille est plasticienne, performeuse et enseignante. Elle travaille le contexte qui l’entoure de la performance à l’installation, le sonore et l’édition. Son travail aborde des enjeux politiques et sociaux qui touchent directement nos quotidiens, notamment la place du travail au sein de nos sociétés, ou encore l’accès au logement, les inégalités et déterminismes sociaux. Elle les aborde sous le biais d’un regard sociologique détourné par le réemploi de textes de différents registres, qui sont mis en voix, enregistrés, publiés, ou sérigraphiés.
En 2022, elle est sélectionnée au Young Curator Programme au sein du Pavillon Belge de la Biennale de Venise, où elle entame un projet de recherche sur les conditions de travail désastreuses des « petites mains » de la Biennale, qu’elle poursuit aujourd’hui.
Camille Lemille travaille ponctuellement en duo avec l’artiste Max Blotas en créant des installations numériques qu’elle performe.
Depuis 2021, elle enseigne à l’ArBA-EsA de Bruxelles, où elle fait partie de l’équipe pédagogique du Master Pratiques de l’Exposition (CARE). En 2023, elle donne un cours avec l’artiste Basile Richon sur le Paysage sonore dans le champ des arts plastiques.
Clara Thomine est Artiste plasticienne. Elle manie à la fois le médium vidéo et l’art de la performance. Elle se transforme tour à tour en reporter de faux-semblants vraisemblables, fabricante ou manipulatrice d’objets qui-ne-sont-pas-à-leur-place voire princesse de château de sable… Quelques-uns de ses propres qualificatifs qui bousculent les genres établis. Usant de l’autofiction, elle nous emmène au cœur d’une série de constructions imaginaires, élaborées à partir de réalités bien tangibles.
Historienne de l’art installée à Bruxelles, Clémentine Davin (°1985, Lyon FR) est diplômée du master L’art contemporain & son exposition de l’Université Paris IV – Sorbonne. Attachée à l’étude et à la valorisation des œuvres, des artistes et des collections, elle travaille aux côtés de personnalités du milieu artistique en participant activement à la réalisation de leurs expositions et projets, tout en assurant un rôle de documentation. En plus de ses différentes missions exercées pour le compte d’associations, entreprises et institutions en France comme en Belgique (MNAM – Centre Georges Pompidou à Paris, Le Printemps de Septembre à Toulouse, Le Musée de la Photographie à Charleroi), elle est, depuis avril 2017, une contributrice régulière de la revue d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’art même.
Son travail de critique d’art s’inscrit dans une volonté de rendre lisible la démarche des artistes afin que leurs œuvres puissent être appréhendées dans leur singularité et au regard de l’ensemble de la production.
Jérôme Decock est artiste plasticien. Au sein du collectif LAb[au] depuis 1997, Il a oeuvré à de nombreuses expositions, performances et installations dans l’espace public (www.lab-au.com). Il a été également enseignant en arts numériques, à La Cambre, Saint-Luc Bruxelles et Arts2. Membre des instances d’avis du ministère de la culture de la FWB depuis 2011, il a été président de la commission arts numériques puis de la commission arts plastiques. Cette position lui confère une vision globale sur le secteur ainsi que sur les politiques culturelles. Soucieux du développement des arts plastiques en FWB, il défend les intérêts des artistes, et plus largement du secteur, depuis de nombreuses années, que ce soit au sein de la commission ou de la chambre de concertation. La rémunération des artistes plasticiens, la transparence et la publicité des décisions au sein de la FWB ainsi que le refinancement du secteur arts plastiques sont ses principales priorités.
Diplômée d’un Master de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne à Quimper en 2014, puis d’un Master en Pratiques de l’Exposition à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles en 2020, Lucie Pinier est curatrice du festival d’arts visuels et de poésie, Something Beautiful à Bruxelles et s’engage dans plusieurs projets curatoriaux : Chez Jeannette, le Kabinet, L’institut des Ailes, Homografìa festival. Curatrice indépendante, elle explore à travers sa pratique les intersections entre l’art, les écologies et la société contemporaine. Son travail vise à interroger l’agentivité des corps et les gestes vernaculaires en utilisant notamment la forme de la table et du jardin comme des dispositifs de partage, de réflexion et d’action. Son engagement en faveur d’une esthétique environnementale lui permet d’établir des liens entre les systèmes d’attention et les diverses représentations non-normatives.
Manon Rondeau (°1993, Normandie) est curatrice indépendante et fondatrice de Magmatic, une plateforme artistique itinérante dédiée à la valorisation des artistes contemporaines. Diplômée d’un master en Arts et Communication (Toulouse – Danemark), elle s’est engagée très tôt dans le tissu associatif culturel et militant, notamment dans les domaines de la musique et des arts vivants.
Autodidacte en arts plastiques, Manon développe une pratique curatoriale sensible et accessible, guidée par le désir de créer des passerelles entre arts visuels et arts vivants, et de s’adresser au plus grand nombre. Elle imagine les expositions comme des espaces de résonance, de transmission et de partage.
Elle anime un podcast, pensé comme une rencontre intime et politique avec des artistes, convaincue de l’importance de faire entendre une pluralité de récits. Elle accompagne les artistes dans la production de leurs projets, de la conceptualisation à la diffusion, avec une attention particulière à l’accessibilité des démarches. Féministe elle défend la nécessité d’espaces de transmission, de dialogue et de révolte. Elle rejoint LaFap car elle croit en la nécessité d’un engagement politique et collectif pour la défense de travailleureuses de l’art.
Marius Escande, né en 1994, artiste pluridisciplinaire. Diplômé d’un master à l’erg en Pratique de l’art Outils Critiques en 2022, son travail, généralement en collaboration, s’articule autour de questions écologiques et socio-économiques, afin d’intégrer une conscience critique dans les processus de création.
https://mariusescande.com/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Amélie de Beaufort est artiste plasticienne et enseignante. Elle a souvent l’occasion d’observer les difficultés auxquelles les jeunes artistes sont confrontés en sortant des études. La crise sanitaire a attiré l’attention du politique sur la fragilité du secteur. Elle a également confirmé le fait que les Arts Plastiques souffrent de l’absence d’une voix pour représenter ses spécificités. C’est dans ces conditions que quelques un.e.s se sont rassemblé.e.s pour ce projet de Fédération. Y prendre part s’est posé comme une évidence.
Bruno Goosse est artiste et enseignant. Il se disait d’une part trop privilégié par son statut d’enseignant et d’autre part trop âgé pour porter une fédération qu’il trouve malgré tout nécessaire. Alors, il participe aux discussions, aide au dépouillement des sondages, et à la rédaction de certains documents.
Deux expériences professionnelles expliquent sa présence et son implication : sa participation active à la réforme de l’enseignement supérieur artistique au début du siècle et son implication dans la création et la mise en œuvre d’un fonds de soutien à la recherche artistique, le FRArt.
www.brunogoosse.be/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Caspar, artiste plasticien nouveaux médias. J’espère que cette bouteille lancée à la mer deviendra notre vaisseau. Les motivations qui m’ont amené à initier ce groupe sont liées à mes expériences depuis de nombreuses années dans les différentes sphères de la Culture, et aux nombreux liens que j’y ai établi et aux regards croisés. Je remercie celles et ceux qui œuvrent à rendre ce projet viable, pour notre avenir commun, solitaires et cependant solidaires.
Claire Ducène est plasticienne, enseignante et animatrice d’ateliers d’arts plastiques et d’écriture. Dans les complexités du système et la non-représentation des artistes plasticiens, elle se sent souvent dépassée, incomprise et en colère. Et entre artistes, elle ressent une réelle envie de changer les choses mais le découragement est multiple. Et puis, c’est la précarité surtout. Donc, on travaille, on crée, on se sent exclu d’un pouvoir politique et… le temps passe sans que rien ne change.
Au sein de la Fédération des Arts Plastiques, elle a immédiatement voulu s’investir pour pouvoir avoir l’occasion de comprendre comment se prenaient les décisions et pouvoir expliquer les ressentis et problématiques auxquels se confrontent les jeunes artistes. Entre autres : la difficulté d’accès à ce « statut », la non-rémunération de la plupart des lieux de monstration, l’incompréhension face au langage politique et administratif.
Elle aimerait aussi relayer les informations des pouvoirs décisionnaires, les avancées de laFAP, les modes de fonctionnement des institutions en un langage plus accessible. Aller vers une transparence pour que les choses bougent !
https://claireducene.be/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Après avoir élaboré durant une douzaine d’années des productions individuelles et collectives dans le domaine des Arts de la scène et de la performance, Gaëtan Vandeplas s’est consacré à l’accompagnement des artistes dans leur trajectoire professionnelle. L’intérêt marqué et croissant pour les recherches en matière économique et sociale, pour l’amélioration des politiques publiques et pour la défense des droits et des intérêts de celles et ceux qui consacrent leur vie à la création l’ont conduit à développer des projets d’accompagnement, à travailler avec des entités politiques et syndicales ou à s’impliquer un court moment dans la vie publique. C’est libre de tout étiquette autre que citoyenne et c’est heureux qu’enfin le secteur des Arts plastiques soit enfin représenté qu’il s’engage aux côtés de la toute jeune FAP.
Julie Nicod est impliquée à titre personnel dans cette épopée fédérative. Elle est coordinatrice du secteur des coopérations culturelles pour le Centre culturel du Brabant wallon et de PULSART, plateforme de sensibilisation à l’art contemporain.
Elle a créé avec son compagnon peintre, l’asbl Mr Vertigo afin de trouver un espace de monstration pour ses travaux et ceux d’autres artistes plasticiens.
Grâce à ses expériences diverses, elle a perçu le manque de représentation du secteur au niveau politique et la difficulté des artistes à vivre de leur art.
L’initiative de Caspar et l’engouement qui s’est créé sur le groupe FB, lui a démontré qu’il y avait bien nécessité de se rassembler et a créé l’opportunité pour elle de se saisir de cette problématique avec d’autres. Elle participe donc aux discussions et tente de faire avancer, avec ses moyens, cette aventure collaborative et participative.
« Prendre soin de » est le leitmotiv de la pratique curatoriale de Maëlle Delaplanche. Après des études artistiques en dessin, elle décide naturellement de s’investir dans le milieu de l’art pour être aux côtés des artistes et soutenir la création. Auprès d’artistes, de curateurs•rices confirmé•es et d’institutions, elle s’est construite son expérience tout en développant de manière indépendante des expositions pour une pensée nouvelle et actuelle.
Elle croit en la force collective et la mise en place de dispositif innovant pour soutenir ce secteur trop opaque. Présente et active, à la naissance de la Fédération, elle s’impose dans les relations publics, collabore à la rédaction de texte, la constitution de la structure et à la mise en place de mesures concrètes pour avancer.
Yuna Mathieu-Chovet est artiste plasticienne et photographe. Elle est également la directrice artistique de l’artist run space Plagiarama (s'ouvre dans un nouvel onglet) (Bruxelles), un espace orienté vers les pratiques curatoriales et l’expérimentation, ayant pour but d’encourager, de développer, d’approfondir et de renouveler les perspectives et les enjeux de la création dans le domaine de l’art contemporain.
Cette double expérience – à la fois artiste et responsable d’un espace d’Art – lui permet d’envisager les problématiques du secteur tant depuis la perspective de l’artiste et de la création que de celui des lieux de diffusion et du commissariat.
Yuna Mathieu-Chovet a rejoint ce projet car elle y voit la possibilité de fédérer les multiples acteurs du milieu des Arts Plastiques afin d’améliorer la visibilité et la compréhension du secteur tant par le public que par les pouvoirs politiques et d’en défendre les véritables intérêts.
http://yunamathieu-chovet.com/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Carole Louis est née à Cologne en 1985, mais grandit dans un petit village ardennais. Elle arrive à Bruxelles à 18 ans pour étudier la sculpture à La Cambre, où elle a obtenu son diplôme en 2008. Elle a ensuite exposé en Pologne, au musée BWA de Katowice en 2008 et au musée d’art contemporain de Szczecin en 2009. En 2011 et 2013, son travail a été exposé à la galerie Hoffmann en Allemagne. En 2012, elle a été invitée au centre d’art Mu à Eindhoven, où elle a commencé sa pratique de la performance. De 2014 à 2024, elle a travaillé sur une série de projets en Belgique et à l’étranger dans diverses institutions de renom (Manifesta à Genk, plusieurs résidences au Luxembourg, la foire d’art contemporain « Parcours » à Bâle, le CWB à Paris, la résidence RAVI, Art au centre, la Space Collection et La Boverie à Liège, la Biennale SACO au Chili et, plus récemment, Jeunesse et Arts plastiques à Bruxelles). Elle a également obtenu plusieurs bourses, dont « Un futur pour la culture » de la FWB en 2020, le prix de l’innovation Covid 2021 au Luxembourg (pour un projet collectif initié par Nora Wagner) et la bourse SOFAM en 2023. Elle vient de bénéficier d’une résidence à Greylight Projects aux Pays-Bas pour produire une nouvelle performance qui sera présentée en septembre prochain à Liège lors du festival Performing Landscape.
Sa pratique artistique inclue principalement des performances (avec tout ce que cela implique : textes, costumes, vidéos et sons, décor, accessoires, etc), des sculptures, et des installations in situ. Ses sujets de travail porte sur les registres de valeur, les croyances liées à l’économie, les inégalités socio-économiques allant de pair avec certaines idéologies compétitives, les relations de pouvoir liés au travail, mais les aborde toujours délibérément très littéralement, de façon faussement naïve et ingénue. Il en résulte un esprit tragi-comique à la fois drôle et cruel.
Photo: Thierry Vulsteke
Fanny Tondeur est artiste peintre. Elle est également comédienne et enseignante de formation. Dans le cadre de sa pratique de plasticienne, elle a participé à plusieurs expositions en collaboration avec diverses institutions en Belgique. Depuis le début de son activité, il y a de cela quelques années, les échanges et les rencontres avec de nombreux artistes et intervenant·e·s des arts plastiques n’ont eu de cesse d’attirer son attention sur la précarité grandissante du secteur. Forte de ce constat, elle rejoint laFAP pour œuvrer collectivement à la protection et à la reconnaissance de l’écosystème des arts plastiques à travers, notamment, la défense d’un statut social pérenne pour ses travailleurs et ses travailleuses.
Kim Cappart (°1993) a rejoint le CA de laFAP en juin 2025. Elle est artiste pluridisciplinaire belgo-chinoise, vit et travaille à Bruxelles. Après avoir obtenu son master en scénographie à l’ESA St-Luc Bruxelles, elle ancre d’emblée son parcours professionnel dans le secteur artistique et culturel, notamment à travers la gestion de projets d’expositions participatives. En parallèle, elle se forme également à la médiation culturelle et s’implique dans divers projets de co-créations inclusifs et interdisciplinaires, notamment en collaboration avec Article 27.
Sa propre pratique artistique, qu’elle développe depuis 2016, se profile comme de la recherche-action et se matérialise principalement sous forme d’installations. À travers son travail, elle traite différentes problématiques sociétales et environnementales, n’hésitant pas à explorer des thématiques de façon journalistique, voire anthropologique. Les installations évolutives qu’elle conçoit induisent une certaine « implication involontaire » des visiteurs, qui, au sein d’un espace ambigu, sont contraints à (se) questionner à partir de l’œuvre. En 2021, elle bénéficie de la bourse « Un futur pour la Culture » de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, en 2022, elle poursuit sa recherche en résidence à l’Émulation dans le cadre du forum « Sans Transition ! » organisé par le Théâtre de Liège autour de la thématique des 17 Objectifs de Développement Durable de l’ONU.
Depuis 2021, elle est également coordinatrice bénévole au sein de la Renew Art Gallery ASBL, qu’elle a co-fondé avec l’artiste italien Francesco Strizzi. Ensemble, ils mènent ce projet comme un service aux artistes émergents qui, comme eux, n’arrivent pas encore à vivre pleinement de leur art.
Portrait © Francesco Strizzi
Laurent Courtens (BE, 1970) est historien de l’art, critique d’art et curateur. Il est, à l’ISELP (Institut d’art contemporain, Bruxelles), chargé des podcasts, conférences, rencontres et débats. Laurent Courtens écrit principalement pour la revue L’art même, ponctuellement pour Flux News, H-art, Le Monde Diplomatique. Il a notamment conçu les expositions Les Orages, L’image qui vient, A Forest, Corps Commun, Die welt ist schön, FLESH. Il s’intéresse aux articulations entre art et mouvement social, aux héritages coloniaux, à l’élargissement du paradigme humaniste, aux pratiques matérialistes. Il connaît une incurable inclinaison pour les formulations poétiques et les contextes provinciaux…. Dans cet état d’esprit, il a récemment initié une recherche personnelle intitulée The Sea, a Hand portant sur les relations entre poésie, art, travail et politique. Un premier volet a pris place à Marrakech, un deuxième devrait s’ouvrir à Marseille.
Natalia de Mello est artiste plasticienne pluridisciplinaire. Elle aime collaborer avec des artistes d’autres domaines créatifs comme le théâtre, la musique ou l’architecture. Sa pratique artistique l’a également conduite à travailler dans le domaine de la santé mentale (dans des centres de jour pour adultes) et aujourd’hui elle est enseignante en art visuel.
À peu près au moment où se constituait la FAP, avec Karine Marenne elles ont créé un « espace » de rencontre entre femmes artistes professionnelles intitulé FRAP : Femmes Résistantes Artistes Professionnelles.
Pauline Couble est plasticienne, elle travaille dans le domaine de la sculpture. Elle collabore depuis plusieurs années avec des galeries en France et en Belgique.
La pandémie ayant fragilisé un peu plus le secteur des arts plastiques, elle se rapproche de la FAP pour travailler collectivement et défendre un statut social plus juste pour les artistes.

Editrice, enseignante, et curatrice, basée à Bruxelles, Tiphanie Blanc est coordinatrice de laFAP depuis 2022. En parallèle elle milite depuis 2017 au sein du collectif Wages For Wages Against, pour lequel elle organise des séminaires et tables-rondes sur le sujet de la précarité du travail artistique à travers l’Europe, écrit et co-édite les publications au sein de sa maison d’édition L’Amazone. Enseignante pendant près de dix ans à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève, elle a organisé de nombreux projets en institution en tant que curatrice (CNEAI, Châtou; Centre d’Art Contemporain, Genève ; Centre Pompidou, Paris ; CAPC, Bordeaux..) et géré des lieux associatifs comme l’espace d’Art Contemporain Forde à Genève entre 2010 et 2012, et la librairie La Dispersion, qu’elle a co-fondée à Genève en 2016.

Diane Fleury (°1990) est graphiste, historienne de l’art et actrice culturelle. Convaincue de la nécessité de l’art et du collectif pour rendre les vies meilleures, elle s’est investie au fil des années dans plusieurs associations culturelles et militantes en Suisse – au comité de la Kunsthalle Friart Fribourg, avec le collectif Les Altruistes, la Grève féministe ou encore au sein du comité de campagne pour un Revenu de base inconditionnel. De 2020 à 2024, elle a été responsable de la communication et de la médiation du Belluard Bollwerk, festival d’arts vivants fribourgeois à la programmation internationale et engagée. Depuis 2023, elle encadre des travaux d’étudiant·es et enseigne ponctuellement dans le cadre du Bachelor en communication visuelle ainsi que du Master Design à la HKB – Haute école des arts de Berne. Basée à Bruxelles depuis fin 2024, elle est heureuse d’allier ses forces à celles de l’équipe de LaFAP pour montrer à quel point la créativité est essentielle et revendiquer des existences dignes pour toustes.
Deux devises qui l’accompagnent en ce moment :
Apprendre à faire face à ses peurs est une manière d’embrasser l’amour (bell hooks) ; Rien ne me sépare de la merde qui m’entoure (Virginie Despentes).

Alexis Deconinck est artiste visuel. Il est né à Roubaix (France) en 1987. Ses œuvres questionnent l’architecture, l’urbanité et la place de l’humain dans la fabrique de la ville. Il produit des installations et des sculptures monumentales qui font appel à l’artisanat, le design, l’architecture, la performance, la peinture et la sculpture. Au centre de ses préoccupations se trouve l’engagement de son corps dans la création d’objets signifiants et la maîtrise de leurs production. La main et l’esprit sont indissociables dans sa pratique.
Diplômé d’architecture de l’ENSAPL (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille) en 2012, il est actuellement résident des ateliers KultXL (Ixelles). Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Belgique et en France. Sa pratique touchant à la fabrique de la ville il a fait de très nombreux projets dans l’espace public.

Axel Korban (°1989) est un artiste 3D issu de la photographie documentaire et de l’art de l’installation. Son travail se concentre sur la reconstruction numérique d’environnements scénographiques et architecturaux, souvent en relation avec les droits de l’homme et les contextes juridiques, à travers la narration spatiale. Titulaire d’un BFA en photographie documentaire et d’un MFA en art de l’installation, il combine dans sa pratique de solides méthodes de travail sur le terrain, la recherche et une approche technique et orientée vers la résolution de problèmes pour visualiser des espaces controversés. Il développe actuellement son travail dans des contextes artistiques axés sur la recherche, explorant comment les environnements numériques peuvent servir d’outils critiques pour les témoignages et les souvenirs.

Camille Lemille est plasticienne, performeuse et enseignante. Elle travaille le contexte qui l’entoure de la performance à l’installation, le sonore et l’édition. Son travail aborde des enjeux politiques et sociaux qui touchent directement nos quotidiens, notamment la place du travail au sein de nos sociétés, ou encore l’accès au logement, les inégalités et déterminismes sociaux. Elle les aborde sous le biais d’un regard sociologique détourné par le réemploi de textes de différents registres, qui sont mis en voix, enregistrés, publiés, ou sérigraphiés.
En 2022, elle est sélectionnée au Young Curator Programme au sein du Pavillon Belge de la Biennale de Venise, où elle entame un projet de recherche sur les conditions de travail désastreuses des « petites mains » de la Biennale, qu’elle poursuit aujourd’hui.
Camille Lemille travaille ponctuellement en duo avec l’artiste Max Blotas en créant des installations numériques qu’elle performe.
Depuis 2021, elle enseigne à l’ArBA-EsA de Bruxelles, où elle fait partie de l’équipe pédagogique du Master Pratiques de l’Exposition (CARE). En 2023, elle donne un cours avec l’artiste Basile Richon sur le Paysage sonore dans le champ des arts plastiques.
Clara Thomine est Artiste plasticienne. Elle manie à la fois le médium vidéo et l’art de la performance. Elle se transforme tour à tour en reporter de faux-semblants vraisemblables, fabricante ou manipulatrice d’objets qui-ne-sont-pas-à-leur-place voire princesse de château de sable… Quelques-uns de ses propres qualificatifs qui bousculent les genres établis. Usant de l’autofiction, elle nous emmène au cœur d’une série de constructions imaginaires, élaborées à partir de réalités bien tangibles.
Historienne de l’art installée à Bruxelles, Clémentine Davin (°1985, Lyon FR) est diplômée du master L’art contemporain & son exposition de l’Université Paris IV – Sorbonne. Attachée à l’étude et à la valorisation des œuvres, des artistes et des collections, elle travaille aux côtés de personnalités du milieu artistique en participant activement à la réalisation de leurs expositions et projets, tout en assurant un rôle de documentation. En plus de ses différentes missions exercées pour le compte d’associations, entreprises et institutions en France comme en Belgique (MNAM – Centre Georges Pompidou à Paris, Le Printemps de Septembre à Toulouse, Le Musée de la Photographie à Charleroi), elle est, depuis avril 2017, une contributrice régulière de la revue d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’art même.
Son travail de critique d’art s’inscrit dans une volonté de rendre lisible la démarche des artistes afin que leurs œuvres puissent être appréhendées dans leur singularité et au regard de l’ensemble de la production.
Jérôme Decock est artiste plasticien. Au sein du collectif LAb[au] depuis 1997, Il a oeuvré à de nombreuses expositions, performances et installations dans l’espace public (www.lab-au.com). Il a été également enseignant en arts numériques, à La Cambre, Saint-Luc Bruxelles et Arts2. Membre des instances d’avis du ministère de la culture de la FWB depuis 2011, il a été président de la commission arts numériques puis de la commission arts plastiques. Cette position lui confère une vision globale sur le secteur ainsi que sur les politiques culturelles. Soucieux du développement des arts plastiques en FWB, il défend les intérêts des artistes, et plus largement du secteur, depuis de nombreuses années, que ce soit au sein de la commission ou de la chambre de concertation. La rémunération des artistes plasticiens, la transparence et la publicité des décisions au sein de la FWB ainsi que le refinancement du secteur arts plastiques sont ses principales priorités.
Diplômée d’un Master de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne à Quimper en 2014, puis d’un Master en Pratiques de l’Exposition à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles en 2020, Lucie Pinier est curatrice du festival d’arts visuels et de poésie, Something Beautiful à Bruxelles et s’engage dans plusieurs projets curatoriaux : Chez Jeannette, le Kabinet, L’institut des Ailes, Homografìa festival. Curatrice indépendante, elle explore à travers sa pratique les intersections entre l’art, les écologies et la société contemporaine. Son travail vise à interroger l’agentivité des corps et les gestes vernaculaires en utilisant notamment la forme de la table et du jardin comme des dispositifs de partage, de réflexion et d’action. Son engagement en faveur d’une esthétique environnementale lui permet d’établir des liens entre les systèmes d’attention et les diverses représentations non-normatives.
Manon Rondeau (°1993, Normandie) est curatrice indépendante et fondatrice de Magmatic, une plateforme artistique itinérante dédiée à la valorisation des artistes contemporaines. Diplômée d’un master en Arts et Communication (Toulouse – Danemark), elle s’est engagée très tôt dans le tissu associatif culturel et militant, notamment dans les domaines de la musique et des arts vivants.
Autodidacte en arts plastiques, Manon développe une pratique curatoriale sensible et accessible, guidée par le désir de créer des passerelles entre arts visuels et arts vivants, et de s’adresser au plus grand nombre. Elle imagine les expositions comme des espaces de résonance, de transmission et de partage.
Elle anime un podcast, pensé comme une rencontre intime et politique avec des artistes, convaincue de l’importance de faire entendre une pluralité de récits. Elle accompagne les artistes dans la production de leurs projets, de la conceptualisation à la diffusion, avec une attention particulière à l’accessibilité des démarches. Féministe elle défend la nécessité d’espaces de transmission, de dialogue et de révolte. Elle rejoint LaFap car elle croit en la nécessité d’un engagement politique et collectif pour la défense de travailleureuses de l’art.
Marius Escande, né en 1994, artiste pluridisciplinaire. Diplômé d’un master à l’erg en Pratique de l’art Outils Critiques en 2022, son travail, généralement en collaboration, s’articule autour de questions écologiques et socio-économiques, afin d’intégrer une conscience critique dans les processus de création.
https://mariusescande.com/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Amélie de Beaufort est artiste plasticienne et enseignante. Elle a souvent l’occasion d’observer les difficultés auxquelles les jeunes artistes sont confrontés en sortant des études. La crise sanitaire a attiré l’attention du politique sur la fragilité du secteur. Elle a également confirmé le fait que les Arts Plastiques souffrent de l’absence d’une voix pour représenter ses spécificités. C’est dans ces conditions que quelques un.e.s se sont rassemblé.e.s pour ce projet de Fédération. Y prendre part s’est posé comme une évidence.
Bruno Goosse est artiste et enseignant. Il se disait d’une part trop privilégié par son statut d’enseignant et d’autre part trop âgé pour porter une fédération qu’il trouve malgré tout nécessaire. Alors, il participe aux discussions, aide au dépouillement des sondages, et à la rédaction de certains documents.
Deux expériences professionnelles expliquent sa présence et son implication : sa participation active à la réforme de l’enseignement supérieur artistique au début du siècle et son implication dans la création et la mise en œuvre d’un fonds de soutien à la recherche artistique, le FRArt.
www.brunogoosse.be/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Caspar, artiste plasticien nouveaux médias. J’espère que cette bouteille lancée à la mer deviendra notre vaisseau. Les motivations qui m’ont amené à initier ce groupe sont liées à mes expériences depuis de nombreuses années dans les différentes sphères de la Culture, et aux nombreux liens que j’y ai établi et aux regards croisés. Je remercie celles et ceux qui œuvrent à rendre ce projet viable, pour notre avenir commun, solitaires et cependant solidaires.
Claire Ducène est plasticienne, enseignante et animatrice d’ateliers d’arts plastiques et d’écriture. Dans les complexités du système et la non-représentation des artistes plasticiens, elle se sent souvent dépassée, incomprise et en colère. Et entre artistes, elle ressent une réelle envie de changer les choses mais le découragement est multiple. Et puis, c’est la précarité surtout. Donc, on travaille, on crée, on se sent exclu d’un pouvoir politique et… le temps passe sans que rien ne change.
Au sein de la Fédération des Arts Plastiques, elle a immédiatement voulu s’investir pour pouvoir avoir l’occasion de comprendre comment se prenaient les décisions et pouvoir expliquer les ressentis et problématiques auxquels se confrontent les jeunes artistes. Entre autres : la difficulté d’accès à ce « statut », la non-rémunération de la plupart des lieux de monstration, l’incompréhension face au langage politique et administratif.
Elle aimerait aussi relayer les informations des pouvoirs décisionnaires, les avancées de laFAP, les modes de fonctionnement des institutions en un langage plus accessible. Aller vers une transparence pour que les choses bougent !
https://claireducene.be/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Après avoir élaboré durant une douzaine d’années des productions individuelles et collectives dans le domaine des Arts de la scène et de la performance, Gaëtan Vandeplas s’est consacré à l’accompagnement des artistes dans leur trajectoire professionnelle. L’intérêt marqué et croissant pour les recherches en matière économique et sociale, pour l’amélioration des politiques publiques et pour la défense des droits et des intérêts de celles et ceux qui consacrent leur vie à la création l’ont conduit à développer des projets d’accompagnement, à travailler avec des entités politiques et syndicales ou à s’impliquer un court moment dans la vie publique. C’est libre de tout étiquette autre que citoyenne et c’est heureux qu’enfin le secteur des Arts plastiques soit enfin représenté qu’il s’engage aux côtés de la toute jeune FAP.
Julie Nicod est impliquée à titre personnel dans cette épopée fédérative. Elle est coordinatrice du secteur des coopérations culturelles pour le Centre culturel du Brabant wallon et de PULSART, plateforme de sensibilisation à l’art contemporain.
Elle a créé avec son compagnon peintre, l’asbl Mr Vertigo afin de trouver un espace de monstration pour ses travaux et ceux d’autres artistes plasticiens.
Grâce à ses expériences diverses, elle a perçu le manque de représentation du secteur au niveau politique et la difficulté des artistes à vivre de leur art.
L’initiative de Caspar et l’engouement qui s’est créé sur le groupe FB, lui a démontré qu’il y avait bien nécessité de se rassembler et a créé l’opportunité pour elle de se saisir de cette problématique avec d’autres. Elle participe donc aux discussions et tente de faire avancer, avec ses moyens, cette aventure collaborative et participative.
« Prendre soin de » est le leitmotiv de la pratique curatoriale de Maëlle Delaplanche. Après des études artistiques en dessin, elle décide naturellement de s’investir dans le milieu de l’art pour être aux côtés des artistes et soutenir la création. Auprès d’artistes, de curateurs•rices confirmé•es et d’institutions, elle s’est construite son expérience tout en développant de manière indépendante des expositions pour une pensée nouvelle et actuelle.
Elle croit en la force collective et la mise en place de dispositif innovant pour soutenir ce secteur trop opaque. Présente et active, à la naissance de la Fédération, elle s’impose dans les relations publics, collabore à la rédaction de texte, la constitution de la structure et à la mise en place de mesures concrètes pour avancer.
Yuna Mathieu-Chovet est artiste plasticienne et photographe. Elle est également la directrice artistique de l’artist run space Plagiarama (s'ouvre dans un nouvel onglet) (Bruxelles), un espace orienté vers les pratiques curatoriales et l’expérimentation, ayant pour but d’encourager, de développer, d’approfondir et de renouveler les perspectives et les enjeux de la création dans le domaine de l’art contemporain.
Cette double expérience – à la fois artiste et responsable d’un espace d’Art – lui permet d’envisager les problématiques du secteur tant depuis la perspective de l’artiste et de la création que de celui des lieux de diffusion et du commissariat.
Yuna Mathieu-Chovet a rejoint ce projet car elle y voit la possibilité de fédérer les multiples acteurs du milieu des Arts Plastiques afin d’améliorer la visibilité et la compréhension du secteur tant par le public que par les pouvoirs politiques et d’en défendre les véritables intérêts.
http://yunamathieu-chovet.com/ (s'ouvre dans un nouvel onglet)
Carole Louis est née à Cologne en 1985, mais grandit dans un petit village ardennais. Elle arrive à Bruxelles à 18 ans pour étudier la sculpture à La Cambre, où elle a obtenu son diplôme en 2008. Elle a ensuite exposé en Pologne, au musée BWA de Katowice en 2008 et au musée d’art contemporain de Szczecin en 2009. En 2011 et 2013, son travail a été exposé à la galerie Hoffmann en Allemagne. En 2012, elle a été invitée au centre d’art Mu à Eindhoven, où elle a commencé sa pratique de la performance. De 2014 à 2024, elle a travaillé sur une série de projets en Belgique et à l’étranger dans diverses institutions de renom (Manifesta à Genk, plusieurs résidences au Luxembourg, la foire d’art contemporain « Parcours » à Bâle, le CWB à Paris, la résidence RAVI, Art au centre, la Space Collection et La Boverie à Liège, la Biennale SACO au Chili et, plus récemment, Jeunesse et Arts plastiques à Bruxelles). Elle a également obtenu plusieurs bourses, dont « Un futur pour la culture » de la FWB en 2020, le prix de l’innovation Covid 2021 au Luxembourg (pour un projet collectif initié par Nora Wagner) et la bourse SOFAM en 2023. Elle vient de bénéficier d’une résidence à Greylight Projects aux Pays-Bas pour produire une nouvelle performance qui sera présentée en septembre prochain à Liège lors du festival Performing Landscape.
Sa pratique artistique inclue principalement des performances (avec tout ce que cela implique : textes, costumes, vidéos et sons, décor, accessoires, etc), des sculptures, et des installations in situ. Ses sujets de travail porte sur les registres de valeur, les croyances liées à l’économie, les inégalités socio-économiques allant de pair avec certaines idéologies compétitives, les relations de pouvoir liés au travail, mais les aborde toujours délibérément très littéralement, de façon faussement naïve et ingénue. Il en résulte un esprit tragi-comique à la fois drôle et cruel.
Photo: Thierry Vulsteke
Fanny Tondeur est artiste peintre. Elle est également comédienne et enseignante de formation. Dans le cadre de sa pratique de plasticienne, elle a participé à plusieurs expositions en collaboration avec diverses institutions en Belgique. Depuis le début de son activité, il y a de cela quelques années, les échanges et les rencontres avec de nombreux artistes et intervenant·e·s des arts plastiques n’ont eu de cesse d’attirer son attention sur la précarité grandissante du secteur. Forte de ce constat, elle rejoint laFAP pour œuvrer collectivement à la protection et à la reconnaissance de l’écosystème des arts plastiques à travers, notamment, la défense d’un statut social pérenne pour ses travailleurs et ses travailleuses.
Kim Cappart (°1993) a rejoint le CA de laFAP en juin 2025. Elle est artiste pluridisciplinaire belgo-chinoise, vit et travaille à Bruxelles. Après avoir obtenu son master en scénographie à l’ESA St-Luc Bruxelles, elle ancre d’emblée son parcours professionnel dans le secteur artistique et culturel, notamment à travers la gestion de projets d’expositions participatives. En parallèle, elle se forme également à la médiation culturelle et s’implique dans divers projets de co-créations inclusifs et interdisciplinaires, notamment en collaboration avec Article 27.
Sa propre pratique artistique, qu’elle développe depuis 2016, se profile comme de la recherche-action et se matérialise principalement sous forme d’installations. À travers son travail, elle traite différentes problématiques sociétales et environnementales, n’hésitant pas à explorer des thématiques de façon journalistique, voire anthropologique. Les installations évolutives qu’elle conçoit induisent une certaine « implication involontaire » des visiteurs, qui, au sein d’un espace ambigu, sont contraints à (se) questionner à partir de l’œuvre. En 2021, elle bénéficie de la bourse « Un futur pour la Culture » de la Fédération Wallonie-Bruxelles et, en 2022, elle poursuit sa recherche en résidence à l’Émulation dans le cadre du forum « Sans Transition ! » organisé par le Théâtre de Liège autour de la thématique des 17 Objectifs de Développement Durable de l’ONU.
Depuis 2021, elle est également coordinatrice bénévole au sein de la Renew Art Gallery ASBL, qu’elle a co-fondé avec l’artiste italien Francesco Strizzi. Ensemble, ils mènent ce projet comme un service aux artistes émergents qui, comme eux, n’arrivent pas encore à vivre pleinement de leur art.
Portrait © Francesco Strizzi
Laurent Courtens (BE, 1970) est historien de l’art, critique d’art et curateur. Il est, à l’ISELP (Institut d’art contemporain, Bruxelles), chargé des podcasts, conférences, rencontres et débats. Laurent Courtens écrit principalement pour la revue L’art même, ponctuellement pour Flux News, H-art, Le Monde Diplomatique. Il a notamment conçu les expositions Les Orages, L’image qui vient, A Forest, Corps Commun, Die welt ist schön, FLESH. Il s’intéresse aux articulations entre art et mouvement social, aux héritages coloniaux, à l’élargissement du paradigme humaniste, aux pratiques matérialistes. Il connaît une incurable inclinaison pour les formulations poétiques et les contextes provinciaux…. Dans cet état d’esprit, il a récemment initié une recherche personnelle intitulée The Sea, a Hand portant sur les relations entre poésie, art, travail et politique. Un premier volet a pris place à Marrakech, un deuxième devrait s’ouvrir à Marseille.
Natalia de Mello est artiste plasticienne pluridisciplinaire. Elle aime collaborer avec des artistes d’autres domaines créatifs comme le théâtre, la musique ou l’architecture. Sa pratique artistique l’a également conduite à travailler dans le domaine de la santé mentale (dans des centres de jour pour adultes) et aujourd’hui elle est enseignante en art visuel.
À peu près au moment où se constituait la FAP, avec Karine Marenne elles ont créé un « espace » de rencontre entre femmes artistes professionnelles intitulé FRAP : Femmes Résistantes Artistes Professionnelles.
Pauline Couble est plasticienne, elle travaille dans le domaine de la sculpture. Elle collabore depuis plusieurs années avec des galeries en France et en Belgique.
La pandémie ayant fragilisé un peu plus le secteur des arts plastiques, elle se rapproche de la FAP pour travailler collectivement et défendre un statut social plus juste pour les artistes.